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Critères de l’utilisation détournée des glucocorticoïdes de synthèse

Objectifs

La réglementation établie par l’AMA concernant l’utilisation des glucocorticoïdes dans le sport permet l’utilisation des ces substances en application locale (inhalation, intradermique, intra-articulaire), mais interdit leur usage par voie orale, rectale, intraveineuse ou intra-musculaire. Ainsi, le principal objectif a été de déterminer les limites de positivité dépendamment du corticoïde administré et du mode d’administration. Ceci par la détermination des concentrations urinaires et des durées d’élimination.

Egalement, il a été possible de mesurer le rapport entre la fraction libre et la fraction conjuguée éliminée ainsi que l’évolution du profil endogène, en fonction toujours du corticoïde administré et du mode d’administration. Une attention particulière a également été portée à la variabilité intra- et inter-individuelle.

Introduction

Les corticostéroïdes sont, depuis de nombreuses années, largement utilisés en médecine du sport pour le traitement des tendinopathies, lésions ligamentaires, les syndromes de surmenage, mais également beaucoup pour le traitement de l’asthme. Toutefois, il n’existe pas toujours de consensus sur l’efficacité de ces traitements et les bonnes recommandations sont rares. Les quantités et modes optimaux d’injection ne sont pas toujours connus, également. La comparaisons avec d’autres thérapeutiques est rarement réalisée. Enfin, la prise exogène de corticoïdes une fois détectée, il n’était pas possible de préciser le mode d’administration du produit et l’ancienneté du traitement par rapport à la date du traitement. En effet, il était difficile de différencier dans les prélèvements urinaires le type d’application: injection, inhalation, voie orale ou application locale.

L’incapacité à discriminer le mode d’administration des substances, ne devrait pas être un moyen de justifier la libéralisation des prescription, mais au contraire il conviendrait de mieux cerner les indications et de développer de bonnes pratiques thérapeutiques. Ainsi, l’autorisation large des corticoïdes ne pouvait être autorisée et l’Agence mondiale antidopage (AMA) a défini rapidement une réglementation claire quant à l’utilisation de ces substances. L’AMA a introduit également en décembre 2004 une limite de positivité à 30 ng/ml mais, par la force des choses, sans fondement scientifique réel.

Cette étude a été initiée et subventionnées par l’AMA suite au constat du manque de références pharmacologiques et d’études pertinentes dans ce domaine, et dans le but de définir clairement des limites de positivité, dépendamment du corticostéroïde et du mode d’administration. Ce projet s’est déroulé sur 2 années (2006 et 2007) et a été mené en collaboration avec les laboratoires de Paris et Sydney.

Méthodes

66 volontaires au total ont participé à cette étude qui s’est déroulée selon le planning ci-contre.

Résultats

1164 prélèvements urinaires ont été effectués et analysés au laboratoire par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS). Les résultats sont résumés dans le tableau ci-contre.

Conclusions

  • Il est possible de différentier les administrations cutanées et les inhalations (nasale ou pulmonaire) des autres modes d’administration. Il sera possible d’établir une limite de positivité pour chaque corticoïde.
  • Il n’est pas possible de différentier les injections intra-articulaires des voies systémiques. L’AMA devra évaluer et re-classer ce mode d’administration.
  • Le rapport entre les fractions libre et conjuguée dépend du corticoïde, du mode d’administration et du métabolisme individuel. La fraction conjuguée est souvent non négligeable.
  • On peut observer un affaissement du profil endogène, en particulier le cortisol et la cortisone dont les concentrations urinaires sont quasi nulles suite à une administration systémique de corticoïdes.
  • La variabilité intra- et inter-individuelle est une réalité dont il faut savoir tenir compte pour l’évaluation d’un résultat.

Publications

Posters

  1. Avois L, Bailloux I, Desmarcheliers A, Lahaussois A, Méchin N, Saugy M, de Ceaurriz J.
    Synthetic glucocorticosteroids administration: urinary excretion study of triamcinolone acetonide. 25nd Cologne Workshop on Dope Analysis, 26 Février - 2 Mars 2007, Cologne (Allemagne)
  2. Bailloux I, Avois L, Desmarcheliers A, Lahaussois A, Méchin N, Gremion G, Saugy M, de Ceaurriz J. Elimination of seven synthetic glucocorticosteroids in urine according to the route of administration: preliminary results. 26nd Cologne Workshop on Dope Analysis, 24-29 Février 2008, Cologne (Allemagne)

Autres publications

  1. Avois L, Bailloux I, Desmarcheliers A, Lahaussois A, Méchin N, Saugy M, de Ceaurriz J. Synthetic glucocorticoids administration: urinary excretion of triamcinolone acetonide.
    Recent Advances in Doping Analyses 15, in: Proceedings of the Manfred Donike Workshop. 25th Cologne Workshop on Dope Analysis,419-423



















































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Plan de l'étude

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Résultats








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Publications LAD


 

Dernière modification le 17.11.2009

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